LES INDICES
ET LA CARTOGRAPHIE
| I - INDICES AU 1er
Mars 1999 |
A - EN PSYCHIATRIE ADULTE
- Concernant lindice partiel
En décembre 1996, lindice partiel régional est très
fort (1,7). Deux ans plus tard, cet indice nest plus que de 1,45. Sa diminution est
surtout due à la réduction de lits en Haute-Saône dont le seul établissement de
psychiatrie (Centre Hospitalier de St-Rémy) a une histoire bien spécifique et travaille
à la réduction de ses lits depuis le début des années 1990.
Les efforts se sont poursuivis entre 1996 et 1999 quant à la réduction de lits
dhospitalisation complète. À ce titre, létablissement de St-Rémy en
Haute-Saône a réduit à 800 lits sa capacité. Son effort doit encore perdurer mais il
devient de plus en plus difficile en raison des hospitalisations très anciennes de
Parisiens. Une étude dadéquations-inadéquations pratiquée fin 1998 par le
service médical près de la CPAM a mis en évidence 236 inadéquations.
La réduction des hospitalisations complètes à St-Rémy peut donc se poursuivre.
Dans le Jura, département qui dispose aussi dun gros établissement de psychiatrie
(Centre Hospitalier de St-Ylie), lindice trop élevé a toutefois diminué (1,01 en
1999). Leffort de réduction doit encore se poursuivre.
Dans le Territoire de Belfort, lindice est proche de la norme.
Dans le Doubs, si lindice est bon, il faudra sassurer que la répartition de
ces lits est optimale pour répondre aux besoins dhospitalisation complète.
En effet, les secteurs de Pontarlier et de Montbéliard sont les moins bien pourvus.
Globalement, le bilan de lexistant a mis en évidence un déficit très important de
structures de psychiatrie dans les régions de Montbéliard et de Pontarlier.
- Concernant lindice global
Dans lensemble, lindice global saméliore mais il cache la nécessité
de redéployer des lits dhospitalisation complète en lits et places
dalternatives à lhospitalisation, dont les besoins sont importants dans le
Doubs et la Haute-Saône.
B - EN PÉDO-PSYCHIATRIE
- Concernant lindice partiel
Il reste beaucoup à faire. Lhospitalisation complète a encore fortement diminué,
plus que de raison entre 1996 et 1999. Le Doubs ne dispose toujours pas
dhospitalisation complète. Le Territoire de Belfort est au minimum, ce qui ne
facilite pas lhospitalisation des adolescents, notamment, dans laire urbaine
Montbéliard-Belfort-Héricourt.
Les projets de restructuration pour la Haute-Saône, envisagés dans les 5 ans,
impliqueront une diminution de lindice, qui sera ainsi dans la fourchette
préconisée.
Au total, dans les 5 ans, des solutions aux hospitalisations des enfants et adolescents
doivent être trouvées.
- Concernant lindice global
Les alternatives à lhospitalisation en pédiatrie sont globalement insuffisantes
sur la Région. Les deux zones les plus déficitaires sont la Haute-Saône et le Doubs.
Pour le Doubs, les secteurs de Montbéliard et de Pontarlier sont les plus touchés.
Il faut donc que les alternatives se développent dans les 5 ans à venir.
A - PSYCHIATRIE ADULTE
Larrêté ministériel du 11 février 1991 fixe les indices de besoins pour
1 000 habitants :
- lindice global inclut les lits dhospitalisation
complète, les places de jour, les lits de nuit, les places de placement familial
thérapeutique, les places dappartements thérapeutiques, les lits de centre de
crise et les lits de centre de postcure psychiatrique ;
- au sein de cet indice global, lindice partiel prend en
compte les seuls lits dhospitalisation complète.
Lindice global de psychiatrie générale est
compris entre 1 et 1,8 lits et places pour 1 000 habitants, lindice partiel entre
0,5 et 0,9 lit pour 1 000 habitants. Ainsi, pour la région, les besoins
théoriques, au niveau de lindice global, sont compris entre
1 100 et 1 980 lits et places ; les besoins en hospitalisation complète (indice partiel)
sont, pour leur part, compris entre 550 et 990 lits.
En mars 1999, le nombre de lits et places installés dans la région est de 1 927 dont 1
595 lits dhospitalisation complète.
Il est proposé de retenir le maximum de la fourchette pour lindice partiel,
soit 1 000 lits, et 1 600 lits et places pour lindice global.
Toutefois la création de structures alternatives à lhospitalisation
sera possible à titre dérogatoire.
B - PSYCHIATRIE INFANTO-JUVÉNILE
Larrêté du 11 février 1991 a fixé
lindice global de psychiatrie infanto-juvénile de 0,8 à 1,4 lits et places pour 1
000 habitants de 0 à 16 ans et lindice partiel entre 0,1 et 0,3 lit pour 1 000
habitants de 0 à 16 ans.
Pour la région, les besoins théoriques, au niveau de lindice global, sont compris
entre 200 et 350 lits et places ; les besoins en hospitalisation complète (indice
partiel) sont, pour leur part, compris entre 25 et 75 lits.
En mars 1999, le nombre de lits et places installés dans la région est de 165 dont 30
lits dhospitalisation complète.
Il est proposé de retenir un nombre de lits dhospitalisation complète
(indice partiel) de 60 lits et environ 250 lits et places pour lindice global.